Dimanche 17 août 2008

Depuis ce jour les souvenirs
Dansent toujours dans mon esprit
Ils viennent même hanter mes nuits

Ce jour où je t'ai reconnu
Silhouette de noir vêtue
Par ton regard vide et perdu

De ta bouche ruisselante
S'écoule ce désir indescent
Prunelles à l'éclat menaçant

Une bête de plus à terre
Pour apaiser la soif de l'Être
S'enfuit une goutte d'éther

Tu portes à jamais cette croix
Elle, qui te retient ici-bas
Qui te suit et guide tes pas

Prisonnier de ce triste sort
Sur ton chemin tu sèmes la mort
Dans le but d'être plus fort

D'une beauté froide et cruelle
Punis les pêchés des mortels
Et vois-les se brûler les ailes

Déambule dans les rues sombres
Cache-toi, fonds-toi parmi les ombres
Royaume d'un amas de tombes

Pense à toutes ces vies volées
Pour un instant d'éternité
Dis, n'as-tu pas honte d'aimer?
Par Tatsuki - Publié dans : histoires - Communauté : L'écriture dans tous ses états
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Dimanche 17 août 2008

J'avance dans cette psychose,
Tous mes sens sont sous hypnose,
Vois mon esprit qui s'ankylose,
Et viens me trouver si tu l'oses.

A toi j'offre mon âme,
Te donne pour gage,
La moitié de mon visage,
Parsemée de mes larmes.

Car je ne puis échapper,
Une fois la nuit tombée;
A cette sombre destinée,
Cruelle fatalité.

Toujours la même histoire,
Ma raison s'égard,
Folie dans le regard,
Ma haine à leurs égards.

Désir tu m'envahis,
Par le plaisir j'oublie,
Les règles et les principes,
Nourrie mon égoïsme.

La nuit est un éternel recommencement,
A l'aube me voila, couverte de leur sang.

Puis ma conscience refait surface,
Pour reprendre ma forme initiale,
Mon euphorie s'efface et laisse place,
A ces floues images glaciales.

Leurs présences me hantent,
Et jusque dans mes songes,
S'impreignent ces mensonges,
Le Diable me les chantent.

Eparpillés dans les méandres,
Voici les restes de mes cendres,
Mes blessures crient pour ma délivrance.

Car je n'ai pu résister,
Au poids de ces souvenirs passés,
Ne cherchez pas à me pardonner,
Mon Père car j'ai pêché.

Tombé sont mes crocs,
Les démons me narguent,
La douleur s'endort,
Mon corps reste mort.

Je t'ai donné ma vie,
Mon âme et mon esprit,
T'ai fais don de mon être,
Pour espérer peut-être,
Un jour pouvoir te plaire.

Mais comme toute déesse,
Tu es bien cruelle,
Ô toi, Lune immortelle.
Par Tatsuki - Publié dans : histoires - Communauté : L'écriture dans tous ses états
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