A travers les ténèbres silencieuses,
J'avance et me perds dans ces profondeurs,
Prisonnière de cette torpeur,
Le vent pénètre en mes songes insidieux.
Murmures me chantant au crépuscule,
Les plaintes des paysages bucoliques,
Hantés par ces fantômes maléfiques,
Où souvenirs et mensonges y pullulent.
Je vais sur le chemin des temps perdus,
Qui délivre les secrets attendus,
Où nos tombeaux forment l'éternité.
Ils sont tous voyageurs de l'au delà,
Laissant derrière eux les chairs à pleurer,
Fatalité des âmes, Samsâra.